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Une salariée d’un établissement scolaire licenciée pour un statut Facebook

"Combien de profs dans l’Éducation nationale à être désabusés ?" C’est pour ce statut publié sur Facebook qu’une aide-documentaliste d’un établissement scolaire a été licenciée.

Le  par 

Une aide-documentaliste travaillant dans un établissement scolaire de l’agglomération de Vichy (Allier) a été licenciée pour des propos tenus sur sa page Facebook, a révélé le quotidien La Montagne. Tout commence en novembre dernier, lorsque cette salariée entend des professeurs de l’établissement scolaire se moquer des élèves durant un déjeuner au réfectoire.

« Ils parlaient d’une certaine classe en se moquant des élèves, les traitant de bulots et d’huîtres. Ils allaient trop loin. Je me suis dit, on confie nos gamins à des gens comme ça ? », explique au quotidien l’ex-employée, précisant qu’il y avait des élèves dans la salle qui pouvaient tout entendre.

Dans la soirée, l’aide-documentaliste fait part de son agacement dans un statut publié sur sa page Facebook : "Combien de profs dans l’Éducation nationale à être désabusés ?" Le débat est lancé, et très rapidement les commentaires fusent.

Jusqu’ici, rien que de très banal ; les réseaux sociaux sont connus pour être le théâtre de débats passionnés… Sauf que l’affaire va plus loin, rapporte le quotidien. L’un des contacts Facebook de Christelle décide d’envoyer un email anonyme à la direction de l’établissement pour rapporter les faits.

Deux jours plus tard, la documentaliste est convoquée et le licenciement envisagé. Elle envoie alors une lettre d’excuse expliquant les raisons de sa démarche, justifiant qu’elle voulait simplement ouvrir le débat, mais rien n’y fait. La semaine suivante, elle est convoquée pour un entretien préalable de licenciement. Elle est finalement licenciée pour faute lourde. On lui reproche d’avoir "dénigré l’établissement" et de n’avoir pas "respecté son devoir de réserve".

Si elle reconnaît avoir été maladroite, la documentaliste juge tout de même la sanction bien lourde : « Un titulaire, il n’aurait pas été licencié du jour au lendemain, sans mesure disciplinaire », estime-t-elle.

Johan Maumus
Journaliste
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